Blog Actu’ Sophrologie

Sophrologie caycédienne, généralités

Le 08 décembre 2018

 

Définition:

La sophrologie est une méthode psychocorporelle utilisée comme technique thérapeutique ou vécue comme une philosophie de vie. Elle a été conçue par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo et est inspirée de techniques occidentales comme orientales. Le terme SOPHROLOGIE, inspiré du grec ancien*, signifie étude de l’harmonisation de la conscience.

Méthode exclusivement verbale et non tactile, la sophrologie emploie un ensemble de techniques qui vont à la fois agir sur le corps et sur le mental. Elle combine des exercices qui travaillent à la fois sur la respiration, la décontraction musculaire et l’imagerie mentale (ou visualisation). Toutes ces techniques permettent de retrouver un état de bien-être et d’activer tout son potentiel. La sophrologie permet d’acquérir une meilleure connaissance de soi et d’affronter les défis du quotidien avec sérénité.

*sôs : harmonieux; 
phren : l’esprit; 
logos : science

Source: www.chambre-syndicale-sophrologie.fr

 

Une discipline créée par le Dr. Alfonso Caycedo

La sophrologie a été développée dans les années 60 par le Dr Alfonso Caycedo. Son approche résolument médicale et scientifique vise alors à apporter à ses patients une amélioration de leur qualité de vie. 
 
La Sophrologie Caycédienne n’est pas une branche de la Sophrologie mais bien la Sophrologie dans sa forme authentique telle que créée et développée par son fondateur, le Dr. Alfonso Caycedo.

Les principes

Les quatre principes fondamentaux de la Sophrologie, constituent l’essence même de la conscience sophronique et guident l’action du sophrologue et de ses élèves.

Le principe d’action positive

Toute action positive sur une partie de la conscience se répercute positivement sur la totalité de l’Être. Toutes les techniques de la Sophrologie Caycédienne respectent ce principe, si bien qu’on peut affirmer qu’elle est l’école du positif de l’être. Les techniques renforcent et dynamisent les structures positives de la conscience par l’intermédiaire des sensations, sentiments, souvenirs, ainsi que des attitudes positives envers soi-même et envers son existence. La répétition du positif amène à développer des habitudes, des valeurs qui renforcent l’harmonie de la conscience.

Le schéma corporel

Ce concept est à la base du travail sophrologique. En Sophrologie Caycédienne, le schéma corporel représente beaucoup plus que l’idée que chacun se fait de son propre corps.

Au fur et à mesure de son entraînement dans les douze degrés de la Méthode Alfonso Caycedo®, la personne perçoit peu à peu son corps à des niveaux de plus en plus profonds : au départ, elle apprend à percevoir la forme et le mouvement de celui-ci ; plus tard, elle développera une prise de conscience de ses sensations et de ses perceptions.

La perception du corps se transforme en expérience de la corporalité dans laquelle se manifestent les émotions, les sentiments et les valeurs qui vont se projeter dans l’existence. L’intégration de ce nouveau schéma corporel conduit à la consolidation de l’équilibre corps/esprit, à avoir une meilleure relation avec soi-même, et à se comporter plus sereinement dans la vie.

Le principe de réalité objective

Ce principe fait référence à deux aspects fondamentaux :

  • Le sophrologue caycédien se doit de continuer à pratiquer les techniques sophrologiques, afin de maintenir un état de conscience équilibré et serein et continuer à découvrir sa propre conscience ; il pourra ainsi transmettre de façon cohérente tout ce qu’il recommande à ses sophronisants.
  • Le sophrologue devra pratiquer la Sophrologie Caycédienne, en accord avec sa formation professionnelle et ses diplômes ; il ne pourra en aucune façon mener des thérapies sans une formation professionnelle adéquate.

L’adaptabilité

Toutes les techniques et théories qui composent la Méthode Alfonso Caycedo® doivent s’adapter à la réalité des clients, patients ou élèves qui la pratiquent, et non l’inverse.

 

Source: http://www.sofrocay.com/fr

Sophrologie, un langage spécifique: le terpnos logos

Le 8 décembre 2018

 

Terpnos logos: Explications et précisions

Le terpnos logos est utilisé par le sophrologue pour réaliser le processus sophronique portant la persuasion, ce qui implique l’acceptation rationnelle du malade, au contraire de la suggestion. Caycedo a basé ses recher­ches sur les travaux d’historiens connus de l’Antiquité grecque, tels que Lain Entralgo, Dodds, Moulinier, Oniams.

Comme ces auteurs l’ont souligné, dans la Grèce d’Homère, le discours accompagne toujours le pansement des blessures : il est exhortation, consolation, incantation.

Les sophistes possédaient déjà une technique, assez rudimentaire il est vrai, de traitement par la parole.

C’est Platon qui, le premier, a codifié le processus psychothérapique de guérison par le Verbe. Dans L’Iliade, Ho­mère nous raconte comment Patrocle soigne Eurypylos blessé par une flèche : « Patrocle … clans la baraque du brave Enrypylos, restait assis, le charmait par ses propos, et sur sa blessure douloureuse répandait les remèdes qui guérissent les noires douleurs. (Iliade, xv, 392-394).

Dans ce cas particulier, les paroles sont utilisées comme une simple exhortation et ne semblent pas avoir de contenu magique. Dans L’Odyssée, Homère nous relate comment Ulysse, chassant avec Autocolycos, est blessé à la jambe par un sanglier. Ses compagnons bandent la jambe blessée et arrêtent l’hémorragie au moyen d’une incantation ( Epôdè ).

Il y a donc dans le récit, comme l’a très justement souligné Lain Entralgo, deux parties : l’une, purement médicale, qui est le bandage de la jambe ; l’autre magique, l’arrêt de l’hémorragie par incantation. Le nom grec de celle-ci, épaoidè, épôdè, apparaît pour la première fois dans L’Odyssée. Le recours à des chants et à des incantations se poursuivra en Grèce jusqu’à l’époque de la christianisation. Les sophistes, pour leur part, codifieront la technique du discours persuasif. Antiphon transposera cette doctrine sur le plan médical et sera le premier à ouvrir une consultation que l’on pourrait appeler aujourd’hui « logothérapeutique ». 

Voici ce qu’en dit Gorgias : « Au temps où il se consacrait à la poésie, Antiphon a créé un art permettant de guérir les chagrins de la même manière que celui dont les médecins se servent pour traiter les maladies : à Corinthe, près de !’Agora, il ouvrit un local portant une enseigne et s’y montra capable de soulager les affligés au moyen de discours. S,informant des causes de leurs maux, il soulageait et il consolait les malades. » C’est Platon qui, dans son dialogue du Charmide, va faire le pas décisif vers la rationalisation complète et jeter les bases d’une véritable psychothérapie verbale.

Dans ce dialogue, Socrate, de retour de la bataille de Potidée, accepte de soigner le jeune Charmide d’un mal de tête violent. Il connaît un remède actif ; il s’agit d’une certaine plante à laquelle il faut ajouter une épôdè, une incantation, afin d’obtenir l’effet curatif .  « J’ai appris cela, dit Socrate, là-bas à l’armée, d’un médecin thrace, un disciple de Zalmoxis dont la science va, dit-on, jusqu’à rendre les gens immortels. Ce Thrace disait que les médecins grecs avaient raison de professer la doctrine que je viens de rapporter ; mais, ajouta-t-il, Zalmoxis, notre roi, qui est un dieu, affirme que s’il ne faut pas essayer de guérir les yeux sans la tête, ni la tête sans les yeux, il ne faut pas non plus traiter la tête sans l’âme, et que, si la plupart des maladies échappent aux médecins grecs, la raison en est qu’ils  méconnaissent le tout dont ils devraient prendre soin ; car, quand le tout est en mauvais état, il est impossible que la partie se porte bien. Et en effet, disait-il, c’est de l’âme que viennent pour le corps et pour l’homme tout entier tous les maux et tous les biens ; ils en découlent comme ils découlent de la tête dans les yeux ; c’est donc l’âme qu’il faut tout d’abord et avant tout soigner si l’on veut que la tête et tout le corps soient en bon état. Or l’âme se soigne par des incantations » (Epodais Tisin) (Charmide, 156-157).

En quoi consistent celles-ci ?

« Ces incantations, cher ami, ce sont les beaux discours », qui « engendrent la sagesse dans les âmes et, une fois qu’elle est formée et présente, il est facile de procurer la santé à la tête et au reste du corps » (Char­mide). Charmide ne pourra livrer son âme à Socrate qu’à deux conditions : d’une part il est indispensable qu’il ait une confiance totale dans le logos calos (beau discours) de son médecin ; d’autre part, il devra effectivement donner quelque chose de lui-même pour permettre au thérapeute de connaître les particularités et l’état d’âme qui se livrent ainsi à lui. Tout le succès de cette thérapeutique dépend donc de la force du « transfert ». Et Platon explique comment le terpnos logos, parole douce, monotone, monocorde, également appelé logos calos, agit sur le thymos, état psychosomatique, en engendrant l’état sophrosynen,  « état de calme, de concentration suprême de l’esprit, produit par les belles paroles » (Charmide).

Source: therapeutesmagazine.com/terpnos-logos/

Séance de sophrologie, généralités

Le 8 décembre 2018

 

Une séance de sophrologie comprend plusieurs étapes.

Pour commencer, on effectue systématique une sophronisation de base vivantielle (SBV), autrement appelée lecture corporelle ou scan corporel dans d’autres disciplines comme la méditation ou la relaxation. Elle a pour objectif d’entrer en connexion avec soi-même en renforçant le lien corps-esprit, mais aussi d’abaisser le niveau de conscience vers un niveau plus proche du sommeil. Ce niveau, nommé niveau sophro-liminal en sophrologie, favorise l’activité du cerveau droit, celui de la créativité et de l’intuition et diminue l’activité du cerveau gauche, celui de la rationalité, du mental qui calcul et programme.  

Ensuite,  la sophrologie s’appuie sur diverses techniques respiratoires alliant le pouvoir de l’intention. Ainsi, en techniques principales et récurrentes, on retrouve le sophro-déplacement du négatif (SDN). Il consiste à expirer par la bouche en vue d’évacuer les tensions physiques (douleurs, contractures…) ou psychiques (peurs, jugements…). Il existe aussi la sophro-activation vitale (SAV) qui consiste à activer l’énergie vitale, la chaleur… en se concentrant sur l’inspiration comme pour aspirer ces bienfaits. Nous pouvons aussi ajouter une visualisations sur ces techniques, comme imaginer une fumée noire  sortant de notre corps sur l’expiration, se transformant en nuages qui s’éloignent de nous, emmenant avec eux nos énergies négatives. D’autres exercices respiratoires peuvent aussi être réalisés comme la respiration en carré, la respiration abdominale, thoracique, claviculaire ou intégrale…

Nous effectuons aussi des phases de sophro-stimulation corporelle (SSC) dont l’objectif est d’affiner le schéma corporel, notre présence à notre corps vivant dans un mouvement, et de contrôler une phase de tension suivie d’une phase de détente. Il se fait généralement en synchronisant la respiration, grâce au rythme IRTER: 
I = Inspiration
R = Rétention respiratoire
T = Tension
E = Expiration
R = Relâchement, Relaxation

Des exercices de visualisation, de projection permettent de se créer un endroit de bien-être, de programmer un événement à venir ou de se réapproprier son passé…

Des pauses phronique d’intégrations (PPI) sont intercalées entre chaque étape, pour accueillir et enregistrer toutes les sensations, émotions, sentiments et phénomènes apparus. Le tout dans une conscience profonde, sans les juger, les analyser ou les critiquer, et en s’appuyant sur ceux qui sont positifs, en ne nous accrochant pas à ceux qui sont négatifs.

 Enfin, nous remettons de l’énergie dans notre corps et revenons à l’état de veille pour une désophronisation. Et nous prenons un moment pour mettre des mots (à l’écrit et/ou à l’oral =  phénodescription) sur ce que l’on vient de vivre, ce qui permet de ramener les phénomènes libérés de notre inconscient et de notre intuition, c’est-à-dire à partir du cerveau droit, dans notre mental analytique quotidien et développer nos capacités latentes .  

 

 

La sophrologie tous azimuts

Le 8 décembre 2018, source: POM pour: www.sophrologie-actualite.fr/la-sophrologie-tous-azimuts

 

Depuis plusieurs années, les colonnes des journaux, des magazines et les réseaux sociaux abordent les mérites et bienfaits de la sophrologie. Ceux qui n’auraient jamais pratiqué ou vécu une séance pourraient pourtant s’avouer perplexes. Que penser d’une méthode présentée comme aussi fédératrice que les albums de Tintin, en accompagnant les enfants jusqu’aux seniors ? Comment croire une méthode qui se voudrait efficace dans des domaines aussi variés que l’accompagnement d’un malade, la gestion d’un stress chronique, le dépassement d’une phobie ou la stimulation de la créativité ?

Technique passe-partout ou réellement efficace, tentons de lever le voile sur une méthode dont le nom est certes désormais connu mais dont les tenants et les aboutissants restent encore trop souvent flous.

Etre capable d’entendre et de comprendre

Pratiquer la sophrologie n’implique, en effet, qu’une seule et unique chose : entendre et comprendre ce qui est énoncé lors de la séance. Par conséquent, si la langue est commune et que les facultés d’écoute et de compréhension sont acquises et non dégradées, tout le monde peut utiliser la sophrologie, quel que soit son âge. Le discours, les intentions des exercices et la durée des séances sont bien sûr modulés en fonction du public. Un enfant n’aura pas le même type de séance qu’un adulte et encore moins qu’une personne hospitalisée ou en maison de retraite.

Pour bien comprendre l’approche de la sophrologie, retenons que le temps pratique d’une séance se décompose en deux phases distinctes. On démarre par un enchaînement de mouvements doux combinés à un travail respiratoire, appelé relaxation dynamique. Ces exercices très simples, largement inspirés du yoga, se pratiquent, en général, debout. En fonction de la mobilité et de la capacité de la personne, ils peuvent bien évidemment être adaptés pour être exécutés en position assise ou allongée. La phase de visualisation, appelée en sophrologie, sophronisation, suit cette étape de relaxation dynamique. Là encore, le sophrologue reste dans ce principe d’adaptation et de personnalisation en utilisant lors des visualisations des ressources, des souvenirs et des images positives évoqués par la personne en amont de la séance.

La méthode est donc souple et mouvante pour répondre aux contraintes et aux attentes thérapeutiques de la personne.

L’alliance du corps et du mental 

Par ailleurs, la sophrologie est une technique dite psycho-corporelle, c’est-à-dire qu’elle fait appel autant au corps qu’au mental. C’est là un vrai point de différenciation avec les autres techniques thérapeutiques qui n’utilisent ou n’impactent que l’un ou l’autre. La sophrologie, elle, réunit les deux.

Qui n’a jamais eu les mâchoires crispées ou les trapèzes tendus à l’approche d’un événement stressant ? Un dos bloqué à la suite d’une contrariété ou d’une surcharge émotionnelle ( l’expression « en avoir plein le dos » prend d’ailleurs ici tout son sens) ? Les exemples sont suffisamment nombreux pour souligner que les symptômes ou les réactions corporelles sont souvent à mettre en connexion avec une détresse ou une faiblesse psychologique.

En médecine, l’impact du mental sur le corps a été observé à plusieurs reprises. L’effet placebo n’est aujourd’hui plus discutable. Un grand nombre  de cohortes ont, en effet, démontré qu’un groupe d’individus qui pense tester la bonne molécule obtient des résultats tout aussi convaincants que celui qui l’a réellement reçue.

Les exemples de la vie quotidienne sont eux aussi légion. Dire à un enfant « Attention, tu vas tomber« , (ce que font beaucoup de parents), entraîne bien souvent la chute de l’enfant. Par cette injonction, le cerveau de l’enfant s’auto-conditionne à tomber, recevant à la fois l’expression de l’angoisse de ses parents et une formulation traduite par l’enfant comme vérité absolue.

Même si le facteur psychologique n’est pas la cause de tous les maux,  ils ont souvent pour corollaires le stress ou l’anxiété d’anticipation. S’enclenche alors une somatisation vécue consciemment ou inconsciemment. Le mental s’emballe entraînant le corps dans sa course ou inversement.

La sophrologie étant fondée sur cette approche psycho-corporelle, elle peut, de ce fait, être bénéfique pour une large palette de thématiques où le corps et le mental sont reliés. On peut donc autant accompagner un malade à booster son système immunitaire pour lutter contre les effets nocifs d’un traitement que favoriser le relâchement d’une personne soumise à un stress chronique en libérerant ses tensions physiques, psychiques et émotionnelles.

Une diversité originelle et originale

Pour comprendre enfin pourquoi les champs d’application de la sophrologie sont aussi larges, il suffit de revenir sur les sources mêmes d’inspiration de la technique. Celle-ci est en effet plurielle dès son origine : une sorte de savant mélange entre techniques occidentales et orientales.

On y retrouve autant les principes de l’auto-suggestion positive initiées par Emile Coué, de la méthode Vittoz, de l’hypnose, du Training Autogène de Schultz, la Relaxation progressive de Jacobson pour l’Occident, que le yoga, la méditation ou des courants comme le bouddhisme pour l’Orient. Chacune de ces techniques met en avant une approche plus corporelle ou mentale. Leur combinaison permet de répondre aujourd’hui aux attentes de tout à chacun.

Sans affirmer ou marteler l’universalité de la méthode, la sophrologie reste accessible au plus grand nombre, dans la mesure où le sophrologue, lui-même,  par déontologie est soumis à un principe d’adaptabilité pour mieux répondre aux attentes et besoins de la personne qu’il accompagne. Efficace donc, car aussi sur-mesure !

La meilleure façon de s’en convaincre reste quand même d’en faire sa propre expérience.

 

 

Témoignage

Le 8 décembre 2018, source: www.lemonde.fr/sport/article/2013/02/21/accro-a-la-sophro

 

Accro à la sophro

Pour combattre le stress, notre reporter avait essayé la natation et la marche afghane, en vain. Il a décidé de se mettre à la sophrologie. Objectif : devenir aussi cool que Yannick Noah.

Publié le 21 février 2013 à 15h22 

 Le chanteur Yannick Noah en 2010. 

Le chanteur Yannick Noah en 2010. AFP/XAVIER LEOTY

Les collègues de bureau qui ne sont pas dans la confidence n’ont jamais osé me poser la question. Ils doivent pourtant se demander pourquoi je m’isole une fois par semaine dans une petite salle de réunion avec une jeune femme blonde quand la plupart d’entre eux partent ou reviennent de leur pause déjeuner. Ils doivent aussi se demander pourquoi nous restons dans l’obscurité ? Pourquoi s’échappe de la salle une petite musique planante ? Pourquoi je reste assis sur une chaise, les yeux fermés, sans rien dire ? Pourquoi je pousse de temps en temps de grands soupirs ? Beaucoup de questions mais une seule réponse, en rien inavouable : je me suis mis à la « sophro », comprendre la sophrologie.

La première fois que j’ai entendu le mot « sophrologie », c’était dans la bouche d’une sage-femme, lors d’un cours de préparation à un accouchement « en douceur ». Vu les cris de ma compagne, malgré la péridurale, lors de la naissance de notre fille, je restai un peu dubitatif sur ses effets apaisants. La deuxième personne qui m’a parlé de sophro, quelques années plus tard, c’est Yannick Noah : « La sophro a changé ma vie.«  Venant de la personne certainement la plus zen que je connaisse, la confidence méritait que je reconsidère sérieusement la question. Après avoir essayé en vain la piscine (« Sport & forme  » du 24 septembre 2011) entre midi et deux puis la marche afghane (« Sport & forme » du 31 mars 2012) entre le métro et le journal, je tenais peut-être enfin la solution à mes problèmes de stress.

Encore fallait-il que je trouve un bon sophrologue. Comme le supplément « Sport & forme » est décidément plein de ressources, Jean-Philippe Acensi, le patron de l’Agence pour l’éducation par le sport (notre partenaire de la page de gauche), lui-même un accro à la sophro, m’oriente vers l’une des meilleures spécialistes : Sylvia Schmitt Dimicoli, diplômée d’un master en sophrologie caycédienne (la vraie) auprès de la fille de son fondateur, Alfonso Caycedo, qui n’est pas un chanteur brésilien mais un neuropsychiatre colombien.

« J’accueille les sensations de bien-être »

Et c’est comme ça que depuis la rentrée je m’enferme chaque jeudi, après le bouclage du cahier « Sport & forme « , avec une jeune femme blonde, pour un voyage intérieur d’une vingtaine de minutes. 

« Je prends conscience de la forme de tout mon corps en train de se relâcher, de se détendre. Avec ma respiration calme et tranquille, j’accueille les sensations de bien-être. » Assis sur ma chaise, yeux fermés, mains sur les genoux, je me laisse guider par la voix claire de Sylvia, qui possède un autre point commun avec Yannick Noah : la chanson. « Je me concentre sur mon visage, détendu, sur mon cou, mes épaules. Mes bras, mes mains, jusqu’au bout des doigts, se relâchent. » Et, effectivement, je sens la peau de mon visage se détendre. Pour quelqu’un qui a du mal à « lâcher prise », je suis surpris de cette entrée en matière plutôt réussie. « J’accueille toutes les sensations de bien-être et je me concentre sur l’énergie, cette force à me concentrer à l’intérieur de mon corps. Je dépose tout ce qui m’ennuie à l’extérieur. » J’ai l’impression de m’affaisser sur ma chaise, je bâille, j’ai envie de dormir. Mais attention, la sophrologie n’est pas l’hypnose. « Je vais, comme j’ai l’habitude de le faire maintenant, libérer le négatif, libérer les tensions, tout ce qui me dérange dans ma vie. Je vais souffler pour vider mes poumons. Inspiration, rétention de l’air. Tension de tout le corps. Lecture du négatif derrière mes yeux et simplement, lorsque je ne peux plus, je relâche et j’envoie le négatif très loin. »

Je contracte tout ce que je peux, mes cuisses, mes pectoraux, je serre mes poings, mes paupières et retiens mon souffle, longtemps, très longtemps. Je pourrais battre le record du monde d’apnée sur une chaise de bureau. Puis je souffle, comme si je devais éteindre un gâteau avec 200 bougies. Je répète ce « sophro-déplacement du négatif »deux fois en portant mes mains sur mon front puis mon ventre.

« Je relâche tous les muscles. Je suis juste à l’écoute de mon silence intérieur. » C’est à ce moment-là que Sylvia actionne sa petite musique planante. « Avec toute mon énergie, je me concentre sur ici et maintenant. » C’est à ce moment-là que mon portable se met à vibrer sur la table. « Si des bruits extérieurs ou des pensées viennent à polluer mon mental, je souffle et je les laisse passer comme un nuage dans le ciel. » Ce n’est déjà pas facile pour moi de débrancher mon portable, alors mon cerveau… J’essaie de repousser comme je peux les idées d’articles à finir, de personnes à rappeler, de réunion qui commence dans une demi-heure qui reviennent au galop.

« Sensations de chaleurs, de bien-être, de lumière »

«  J’inspire et, à l’expire, je diffuse cette énergie au niveau de mon cerveau. J’inspire et j’envoie cette énergie au niveau de mes cordes vocales, de mon cou, de mes épaules, de mes bras, de mon coeur, de mes poumons… Avec ma respiration calme et tranquille, j’envoie cette énergie réparatrice afin d’harmoniser mes organes et de permettre à mes cellules de fonctionner en toute quiétude, libérées des tensions. J’essaie de percevoir les sensations de chaleur, de bien-être, de lumière. »Pas de chaleur ni de lumière, mais l’impression que mon corps bat comme les ailes d’un oiseau au rythme de mon coeur.

« Je laisse venir les images, heureux enfin d’avoir pu me libérer. J’accueille tous les phénomènes qui émergent de cette relation entre mon corps et mon esprit dans la confiance de pouvoir améliorer mon quotidien. » Sur l’écran de mes yeux fermés défilent les séquences d’un film étrange : des formes psychédéliques se succèdent, je progresse dans une espèce de grotte à la vitesse de la musique puis des plantes, des feuilles poussent un peu partout. Le vert domine. Le bout du tunnel ? « Tranquillement, je vais essayer d’évoquer mes capacités, la force intérieure, comme si mon médecin intérieur se réveillait et se mettait en action. Et surtout sans oublier d’exprimer à mon corps et à mon esprit que je sais d’où viennent ces petits problèmes et qu’ils n’ont plus besoin de se manifester car j’ai compris ce que je devais faire. » Mes petits problèmes – de stress – se manifestent depuis quelques mois par un sommeil que perturbe un cerveau en ébullition.

« Puis je ferai deux trois respirations profondes pour revenir ici et maintenant. Je prends tout mon temps. Et, comme j’ai l’habitude de le faire, je peux tout doucement commencer à bouger les pieds, bâiller, m’étirer. Je peux également, si je fais cette séance en soirée, décider de m’endormir. Et, seulement lorsque je serai prêt, je pourrai ouvrir les yeux. »

J’aurais bien opté pour la deuxième solution – que je mets parfois en pratique lorsque je m’exerce dans mon lit avec l’enregistrement de la séance -, mais je ne dors pas – encore – sur mon lieu de travail. Et, surtout, la séance n’est pas tout à fait terminée. Place à la « phénodescription » : après chaque voyage intérieur, Sylvia consigne mes « vivances ». Et, si j’en crois ma sophrologue, je suis plutôt vivant en termes de vivances : « Dès les débuts, tu as accueilli beaucoup d’images, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. » Ce qui fait dire à Sylvia : « La sophrologie, c’est pour toi. » OK, mais, pour le sommeil, ce n’est pas encore la grande harmonie.  » La sophrologie, c’est un art de vivre. Noah, avant de réussir ses revers, il s’est entraîné. Eh bien pour la sophrologie, c’est pareil. «  Au filet, je n’ai jamais nourri l’espoir de rivaliser avec l’ancien vainqueur de Roland-Garros. En sophro, si je redouble d’efforts, j’ai encore une petite chance d’approcher son niveau de zénitude.

Sport: les bénéfices de la sophrologie validés scientifiquement

préparation mentale sportifs sophrologie étude

Les techniques de respiration et de visualisation mentale utilisées en sophrologie améliorent significativement les performances des sportifs. C’est la conclusion d’une étude menée par Ford sur l’efficacité des techniques de préparation mentale proposées aux athlètes.

Le constructeur automobile Ford s’est intéressé aux performances sportives des athlètes et particulièrement aux bénéfices apportés par la préparation mentale. Il a donc mené une étude visant à mesurer l’apport des différentes techniques utilisées comme la respiration ou les techniques de visualisation mentale.

Pour y parvenir, les scientifiques ont mis en place deux groupes distincts: 

  • le premier groupe composé de pilotes de course Ford, dont Andy Priaulx, champion du monde des pilotes de voitures de tourisme, et Sébastien Ogier, champion du monde des rallyes.
  • le second groupe composé de personnes ordinaires.

Puis, ils ont soumis ces deux groupes à deux exercices classiques d’entraînement mental :

  • le premier exercice consistait à amener les participants à se relaxer, puis à réaliser une série d’exercices de respiration contrôlée identiques aux exercices de sophrologie. Enfin, les participants étaient invités à retenir leur souffle aussi longtemps que possible. Le procédé était répété plusieurs fois puis s’ensuivait une longue période de récupération.
  • le second consistait à réaliser un exercice de visualisation, là encore identique à ceux pratiqués en sophrologie, l’objectif étant d’amener les athlètes à se projeter mentalement dans leur victoire afin de se préparer et de conserver la confiance en leur performance. Cet exercice de visualisation guidé par la voix, amenait les participants à créer des images mentales en décrivant les virages, les courbes et signaux visuels clés du circuit.

Des résultats probants

L’étude révèle, dans un premier temps, que les pilotes de course dont le cerveau est particulièrement entraîné ont un niveau d’attention et de concentration meilleur de 40% comparé aux autres participants. Leur esprit a en effet été régulièrement « musclé » ce qui leur permet de réagir aux signaux sensoriels subtils, sans en avoir  toujours conscience.

Mais là où l’étude se révèle très intéressante, c’est lorsque l’on regarde les différences de performances entre les personnes ordinaires préparées mentalement et un groupe de personnes lambda qui n’a bénéficié d’aucune technique de préparation :

« La chose intéressante que nous avons découverte est que lorsque des personnes normales accomplissent des exercices mentaux simples, ils sont aussi capables d’atteindre un meilleur niveau de performance », explique le Dr Elias Mouchlianitis de l’Institut de psychiatrie, psychologie et neuroscience du King’s College de Londres.

Selon les résultats de cette étude, une simple préparation mentale de 10 minutes pourrait améliorer considérablement l’attention et, avec elle, la performance.

« Des exercices de respiration et de méditation simples, plus une technique de visualisation qui utilise des mots-clés pour décrire la tâche à venir, ont vu des conducteurs normaux augmenté leur concentration et leur performance jusqu’à 50 % » souligne le scientifique.

Les chercheurs souhaitent, à travers cette étude, comprendre et mesurer l’impact de ces simples exercices sur la performance sportive, afin de transférer ces connaissances sur la concentration sur la haute performance dans la vie de tous les jours. Ils estiment, en effet, que ces techniques peuvent être utilisées en dehors du domaine sportif car elle permet de se préparer mentalement à la tâche à venir, d’améliorer ses performances et de réduire son niveau de stress.

En sophrologie, les techniques de préparation mentale sont depuis toujours utilisées dans des domaines très différents comme la performance professionnelle, la préparation aux examens ou encore l’accouchement. Et les résultats sont au rendez-vous : augmentation du niveau d’attention, amélioration de la confiance en soi et meilleure gestion du stress (et des émotions). L’essentiel pour vivre l’événement dans les meilleures conditions et mettre à contribution tout son potentiel.

(Vous pouvez ouvrir la vidéo dans un nouvel onglet pour la lire)

Retrouvez ci-dessous la vidéo explicative de cette étude réalisée par Ford :

Lecteur vidéo

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Cultiver l'optimisme au quotidien grâce à la sophrologie

Le 21 décembre 2018

Source: https://www.sophrologie-actualite.fr/cultiver-loptimisme-au-quotidien-grace-a-la-sophrologie 

 

Exercice de sophrologie pour personne pessimiste défaitiste

Selon une récente étude, le cerveau humain préfèrerait les probabilités positives aux négatives. Une tendance naturelle à l’optimisme qu’il est possible de booster grâce à la sophrologie.

Si l’on vous demande comment vous imaginez votre santé dans 5 ans, vous répondrez certainement qu’elle se portera plutôt bien. C’est en partie ce qu’ont expérimenté les chercheurs de l’Inserm pour mesurer le degré d’optimisme de l’être humain. Et leur conclusion est assez réjouissante : nous serions naturellement enclins à projeter l’avenir de façon positive.

Mais avouez-le, certains jours cet optimisme mériterait bien un petit coup de pouce, non ? Pour cela, rien de tel que la sophrologie.

La sophrologie pour développer la pensée positive

La sophrologie est très efficace pour entraîner le mental à se tourner vers le positif. Selon la sophrologue Catherine Aliotta, il serait même possible de tirer profit de toutes les situations de la journée. Car la méthode requiert de techniques faciles à utiliser au quotidien comme l’autosuggestion ou les visualisations positives.

En pratique, qu’est-ce que ça donne ?

Dès le matin, lorsque vous vous étirez dans votre lit. Profitez de ces quelques inspirations pour imaginer vous remplir de vitalité et, petit à petit, mettez le corps en mouvement. Puis, en position assise, gardez quelques minutes les yeux fermés pour visualiser toutes les bonnes choses que vous réserve cette journée.

Durant le passage devant le miroir, laissez pour une fois l’autocritique de côté. Parez votre visage d’un léger sourire et choisissez de quelle façon vous avez envie de vivre cette journée : « Je souhaite être à l’écoute », « fort », « efficace », « affirmé ». Puis, essayez de voir dans votre reflet cette attitude se dessiner.

Si durant votre journée, vous être confronté à des difficultés ou à la pression, prenez le temps de vous isoler et de ressentir ce qu’il se passe en vous ; Après avoir pris une grande inspiration, placez les bras à l’horizontal, paumes des mains tournées vers vous et imaginez amener une grosse dose de calme ou d’assurance jusqu’à votre thorax. Soufflez comme pour le diffuser en vous en relâchant les bras. N’hésitez pas à renouveler l’exercice pour décupler les effets positifs.

Le soir, de retour dans votre lit, revivez les moments qui ont rendu cette journée unique et agréable. Percevez ce qu’ils vous ont fait ressentir. Et laissez tout ce positif s’ancrer dans votre corps.

En plus de faire du bien à votre mental, voir la vie du bon côté empêcherait la survenue de certaines maladies comme le cancer, les pathologies cardiaques ou pulmonaires. Cette fois, vous ne trouverez plus d’excuse pour voir le verre à moitié plein !

La théorie des cinq systèmes en sophrologie caycédienne

En sophrologie, pour intégrer de manière complète notre schéma corporel et les sensations et sentiments présents, le corps est présenté par système. Cela permet de mieux focaliser son attention sur une zone précise et développer son attention et présence au corps. Bien sûr, nous réintégrerons l’intégralité de notre corporalité après chaque exercice de stimulation corporelle et de concentration sur un système. Nous pouvons aussi travailler plus en profondeur sur un système nécessitant plus d’attention (pour aider à la guérison par exemple). 

 Il en existe 5 :

1er = toute la tête
2ème = le cou, la nuque, les épaules et la surface externe des bras et mains
3ème = le thorax, les aisselles et surface interne des bras et mains
4ème = toute la ceinture abdominale
5ème = le bas du ventre, bassin et jambes

Pour chaque système il existe un point d’intégration (situé au niveau des chakras pour ceux qui connaissent) :
1er = entre les deux sourcils
2ème = au niveau de la thyroïde
3ème = au deux tiers inférieur du sternum
4ème = à deux ou trois cm au dessus du nombril
5ème = au-dessus du pubis 

Généralité et exemple d'application de la sophrologie

 

Voici une vidéo qui explique comment se déroule une séance de sophrologie. Le titre est pour « sauver le couple », mais ça montre surtout des exercices de respiration et de visualisation contre le stress.

 

 

 

 

 

 

L'utilisation de la sophrologie par les ambulanciers

Le 01 février 2019

 

  • sophrologie et urgences smur

Le JT du CHU de Rouen a mis en lumière l’utilisation de la sophrologie durant les interventions de la SMUR. Le but de cette pratique : réduire le stress et soulager la douleur des patients.

Guillaume Dolpierre, ambulancier et sophrologue, utilise la sophrologie durant ses interventions pour apaiser la souffrance chez les patients. L’ambulancier y a notamment recours lors de la prise en charge de douleurs thoraciques lorsqu’elles sont très intenses, lors d’accidents de la voie public avec des blessés très stressés mais également lors d’accouchements à domicile. L’utilisation de la sophrologie durant ces interventions facilite les soins pour l’équipe médicale et soignante. Durant le reportage, les ambulanciers témoignent de l’utilité de cette méthode qui a su montré son efficacité à diverses reprises.

Le reportage complet ci-dessous :

https://youtu.be/HDXFopDUl8Y

 

Souce: https://www.sophrologie-actualite.fr/lutilisation-de-sophrologie-ambulanciers/

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